Amanda Woodward

La décadence de la décadence

( Earthwatersky Connection / Paranoid ) - 2005

» Chronique

le 28.02.2006 à 06:00 · par Constantin D.

Non, il n'est jamais trop tard. La chanson française n'est pas morte. Pascal Sevran peut enfin dormir tranquille, puisqu'il existe depuis six ans maintenant une certaine Amanda Woodward qui officie depuis Caen dans un registre qui pourrait bien contribuer à redonner du peps à La Chance Aux Chansons. En effet, cette Amanda a la particularité d'être une hydre à cinq têtes (guitare, guitare, basse, batterie, chant) bien vivante et spécialisée dans ce que le poétique vocabulaire journalistique a l'habitude de désigner du nom d'emo-core.

Pour éclairer ta lanterne, Pascal, sache que ce terme barbare veut dire que ta séculaire émission risque bel et bien cette fois-ci de prendre fin. Car Amanda Woodward est fort susceptible de provoquer des décès prématurés chez les personnes les plus âgées de ton public. Rythmes endiablés, textes politiques, pleins d'humour tranchant et porté sur les jeux de langage, guitares promptes à la saturation et aux changements de rythme salvateurs... Tout ça a déjà été dit.

Juste un petit donc rappel de l'existence de ce combo de talent. La Décadence de la Décadence est le premier LP en bonne et due forme du groupe, après plusieurs EPs de chocs, qui ont déjà assis la bonne réputation de cette formation, tout comme les innombrables concerts internationaux (Italie, Allemagne, République Tchèque, Autriche, Suisse, Pays-Bas, Espagne, Pologne, Croatie, Etats-Unis), une véritable entreprise de rock'n'roll terroriste (comme l'écrivaient nos confrères de positiverage.com) digne de concurrencer les hyperactifs de Sabot pour le côté omniprésence sur la scène, et les compatriotes strasbourgeois de Enregistré par Steve Albini pour la virtuosité et l'immense talent des textes.

On s'est égaré dans les articles de fin de saison, et j'ai pas pu faire office de lumière, tenir lieu de lampadaire. On s'est contenté de faire les muettes. Y'aura pas eu de cohérence interne, pas de cohérence externe, on s'est constitué dans l'idéal du terne, brut de gratuité et on s'est accompli dans des retranchements, prélisibles et encombrants.

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Pochette Disque La décadence de la décadence

» Tracklisting

  1. La décadence de la décadence
  2. Binaire et lisible
  3. On est un con
  4. Le temps du deuil
  5. Sous le feu nourri
  6. Dans le cas où les flammes
  7. Mise à sac
  8. Massacre à la poinçonneuse

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