The Impossible Shapes

Horus

( Secretly Canadian ) - 2005

» Chronique

le 27.07.2005 à 00:00 · par Eric F.

Comment reconnaît-on un bon ami ? Un bon ami, par exemple, vous signale l'existence de The Impossible Shapes. Comme vous n'êtes pas totalement ignare non plus, vous vous dites déjà que Secretly Canadian est un gage de qualité. Et si ce groupe ne vous disait rien jusqu'à présent, (certains de) ses membres ne vous étaient pas inconnus : deux d'entre eux évoluent également au sein de Magnolia Electric Co. Ah, du rock gras du bide, alors ? Eh bien non, mauvaise pioche ! Ce n'est pas bien grave, l'album part sur d'excellentes bases : Bombs annonce des guitares passant superbement d'arpèges haletants à un rythme plus saccadé, assez poppy. Comme des Grandaddy qui oublieraient leur rusticité. Mais voilà, on passe à autre chose par la suite, qui malheureusement convainc moins. On tombe quelque peu dans le cliché de la pop symphonique si chère aux Flaming Lips et Mercury Rev. Quand on sait ce qu'il en est advenu des derniers, il y a de quoi serrer les fesses...

Après deux titres pas foncièrement mauvais mais quelque peu crispants, The Beast nous tire de l'embarras avec ses guitares noisy enchaînées à des passages plus "féeriques" mais malheureusement souillés par une voix insupportable. Quand ça veut pas... Et de la bête on passe à The Princess sans que la mue ne s'opère véritablement. On se demande comment une voix peut être aussi agréable et irritante en l'espace de quelques secondes dans un même morceau ! On se rend compte que le disque est extrêmement court (onze titres en 32 minutes, et ce n'est pas The Green Album de Weezer...) et on se dit qu'il serait temps de retrouver un titre du calibre de Bombs, que l'on regrette d'avoir rencontré en ouverture. Survival nous fait alors un bien énorme, on reprend l'envie d'y croire, il suffisait donc d'un peu de peps, d'un titre rock and roll entraînant qui cette fois ci ne souffre d'aucun désagrément. Et si Demon Love baisse le pied, on reste encore sur une bonne impression, les Impossible Shapes redressent la barre et nous apprennent au huitième titre qu'ils sont capables de réussir un folk planant, ce qui semble être leur but depuis le début de l'album. Ouf ! Les trois titres suivants sont d'ailleurs plutôt réussis, alors on ne sait pas trop comment interpréter les morceaux les plus faibles. Du coup, on les réécoute juste au cas où, mais non, rien à faire, l'impression persiste...

Ce disque déstabilisant et assez réussi dans son ensemble laisse tout de même un petit goût de frustration dans les oreilles. Dommage, cela aurait pu être un très bon album...

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Pochette Disque Horus

» Tracklisting

  1. bombs
  2. demon child
  3. putrefaction
  4. the beast
  5. the princess
  6. i move by the moon
  7. survival
  8. demon love
  9. forever alone
  10. the blooming town
  11. sundance

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