Fountains of Wayne

Welcome interstate managers

( Virgin ) - 2003

» Chronique

le 10.11.2003 à 06:00 · par Thomas F.

Quel dommage que ce troisième album des américains de Fountains of Wayne n’arrive en France qu’en ce mois de septembre. Il avait tout ce qu’il faut pour devenir chez nous aussi un essentiel de l’été.

Tout d’abord, comme la canicule, personne ne l’attendait. En effet après le peu convaincant Utopia Parkway, on pensait le groupe fini et condamné à l’oubli. Mais surtout, les deux têtes pensantes du combo, Adam Schlesinger et Chris Collingwood, réussissent là un disque pop parfait reléguant presque aux oubliettes leur brillant premier essai.

On retrouve en effet tout au long des 16 titres qui constituent cet album la faculté incroyable du groupe à s’effacer derrière l’efficacité de ses mélodies. En fait, si ce n'était ridicule, on suggérerait bien au quatuor explosif de se rebaptiser les caméléons tellement ils sont capables d’endosser en moins de deux minutes les apparats de n’importe lequel de nos groupes préférés. Ainsi, à l’écoute de cette merveille, j’ai plus souvent l’impression d’avoir réglé mon tuner sur la college radio de mes rêves que d’avoir inséré un disque monolithique dans ma chaine.

Pourtant il serait injuste de dire que le groupe n’a pas d’identité propre. Au contraire, le véritable fil conducteur se situe au niveau des textes. D’une rare maturité pour le genre*, ils offrent un panorama complet de la ou plutôt des vies telles qu’on peut les imaginer aujourd’hui sur la côte est des Etats-Unis : commercial loser (Mexican Wine), amours adolescentes aux couleurs passées et incapacité à déguerpir de sa petite ville minable (le très Nada Surfien Hackenshack), psychoses ordinaires (l’hilarant Stacy’s Mom), dinners (Halley’s Waitress)…

J’espère qu’à ce point de ma chronique vous vous préparez déjà à faire l’acquisition de cette pépite. Aussi je n’en dirai pas d’avantage afin de vous laisser découvrir par vous-même d’autres surprises et l'incroyable sensation de bien être et liberté que dégage cet opus.

**de la même veine douce-amère que l’inusable Sick Day sur le premier lp pour les connaisseurs.

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Welcome interstate managers

» Tracklisting

  1. Mexican Wine
  2. Bright Future in Sales
  3. Stacy's Mom
  4. Hackensack
  5. No Better Place
  6. Valley Winter Song
  7. All Kinds of Time
  8. Little Red Light
  9. Hey Julie
  10. Halley's Waitress
  11. Hung up on You
  12. Fire Island
  13. Peace and Love
  14. Bought for a Song
  15. Supercollider
  16. Yours and Mine

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