Mark Beazley

Stateless

( Trace Recordings ) - 2009

» Chronique

le 26.04.2010 à 06:00 · par Janf R.

Au sein de son projet Rothko, il a conduit sur le devant de la scène un trio, puis un duo de basses. On l’a aussi croisé, tout en associations, aux côtés de Caroline Ross, Susumu Yokota ou BLK w/BEAR. Sa basse, d’avantage source de mélodies que de rythmes, ouvrait une nouvelle voie – et offrait une nouvelle voix – dans un concert ambient faisant volontiers la part belle à la guitare, aux claviers ou aux cordes.

Stateless est le premier album de Mark Beazley sous son nom, et sur son propre label Trace Recordings. Un premier album qui aurait pu s’appeler – oui, le petit mystère des titres est percé –, Forty One O Two. Pour l’heure, simple parenthèse dans l’aventure Rothko, Stateless prolonge les récentes collaborations avec la chaîne documentaire Discovery Channel.

Rompant avec ces œuvres où la basse de Mark Beazley se fait parfois impérieuse, nerveuse et tranchante, ce bel album retrouve l’esprit des illustrations de matin calme de A Continual Search For Origins (2002). Point commun à l’ensemble des titres, la basse traverse l’espace avec finesse et justesse. S’intégrant à des compositions pour formations de poche, toujours sobres et subtiles, parfois brillantes (Three Eleven). Au cœur d’une foison d’instruments acoustiques enregistrés par Beazley lui-même (flûte, guitare, piano), elle est tantôt murmure bienveillant, tantôt soliste affirmé. Mais toujours, à l’image de l’aquarelle signée du fidèle Pete Smith, humble et droite. Délicate et intimiste.

Retour haut de page

Pochette Disque Stateless

» Tracklisting

  1. Three Twenty Five
  2. Three Thirty Five
  3. Three Eleven
  4. Four Fourteen
  5. Four Fifty One
  6. Four Thirty Six
  7. Three O Three
  8. Two Fifty Seven
  9. Three O One
  10. Two Fifty Five
  11. One Forty Four
  12. Three Twenty Two

» Accès Archives

Copyright © 2004-2013 Millefeuille, toute copie intégrale ou partielle est soumise à autorisation. Contacts. En continu.