Tim Catlin & Machinefabriek

Glisten

( Low Point ) - 2009

» Chronique

le 29.01.2010 à 06:00 · par Dominique K.

Glisten est la première collaboration entre le guitariste australien Tim Catlin et Machinefabriek, le nom de plume du hollandais Rutger Zuydervelt. Cette rencontre serait le fruit du hasard. Rutger Zuydervelt cherchait des artistes qui travaillaient avec des guitares préparées, à savoir des musiciens qui ont délibérément modifiés le timbre de leur instrument par diverses techniques - en plaçant des objets entre les cordes, par exemple. Sonic Youth travaille régulièrement avec de tels instruments et c'est aussi le cas du guitariste de Liars. Rutger Zuydervelt découvrit le travail de Tim Catlin avec l'album Radio Ghosts, paru en 2007 et très rapidement les deux hommes se mirent au travail.

Tim Catlin prit le temps d'enregistrer sa partie, en enregistrant au fil de l'eau toutes ses compositions, tout en suivant un process particulier. Il enregistra les plus expérimentales d'abord, puis ensuite les parties les plus conventionnelles. Ce matériau arrivait alors entre les mains de Rutger Zuydervelt qui les travaillait, à son tour, en ajoutant ses propres effets. Au final, il résulte de tout ce travail, 9 morceaux aux ambiances particulières. Les compositions naviguent aisément entre les nappes sculpturales de Rutger Zuydervelt et les accords très précis de Tim Catlin. Nous assistons alors, en temps réel, à la construction d'une cathédrale sonore. Une cathédrale bien particulière, en fait, puisque les plages droniques sont tout en retenue, le mur du son n'est jamais franchi, ce qui donne à l'ensemble une atmosphère très angoissante, voire malsaine. Sur le titre Ghostbox, le thème de l'enfance est frontalement abordé et l'utilisation du Gamelan donne l'impression que nous sommes en prise directe avec les tourments et les cauchemars d'un enfant. Ce morceau pourrait très bien annoncer la venue d'un drame imminent. De ces 9 titres, c'est celui qui a plus plus d'aspérités, avec l'acoustique Arpeggio, dans un ensemble tout de même assez monocorde. Même avec un volume conséquent, Glisten est un album silencieux, parfois trop. Pour commencer à réellement l'entendre, il m'aura fallu plusieurs écoutes et celle au casque a été plus que déterminante pour en saisir toutes les nuances.

Glisten est donc un disque qui s'écoute dans un silence total. Il ne supporte pas les bruits avoisinants et le faible volume. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, nous passons facilement au travers, nous demandant même si en fait, nous avons bien appuyé sur le bouton "lecture".

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Pochette Disque Glisten

» Tracklisting

  1. Strain
  2. Flutter
  3. Ghostbox
  4. Glisten 1
  5. Knell
  6. Haul
  7. Arpeggio
  8. Skip
  9. Glisten 2

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