Ray Bartok

No Panic

( Rice Bowl Club ) - 2009

» Chronique

le 23.09.2009 à 06:00 · par Marteen B.

Il y a un petit moment que l'on attendait l'occasion de signaler Ray Bartok. Occasion offerte avec la publication du premier EP du groupe.

Sur ses visuels, le duo s'annonce bricolo, élégant et lunaire.

Lunaire, ce sera pour une touche amusée souvent présente dans les morceaux. Ray Bartok est enjoué, chipant chez Nino Rota comme chez Chostakovitch la matière de ses collages, détournant Albert Ayler, Alfred Hitchcock, aussi bien que le Centre national de Télé-Enseignement. Voix pince sans rire, rythme trépidant façon Vil Coyote poursuivant Bip Bip. Il y a à l'œuvre dans cette musique un aspect clown blanc, discret, lunaire donc. Pas une once de second degré là-dedans, c'est sans doute d'être frontal qui donne sa force à cet humour.

Bricolo, ce sera pour les moyens qui font la part belle à l'emboîtage sonore, à l'astuce. Les samples tournent des ritournelles entêtantes, des gimmicks enchaînés. Menés à fond de train, les morceaux sont variés. Electro spirituelle, la musique de Ray Bartok est dynamitée, gigotante, plus que classiquement dansante. Ménageant une incessante escrime entre la beatbox, aux rythmes très dance, et la batterie. Au fond, Ray Bartok joue une musique de dance-floor réduite en musique de chambre, une musique de masse rendue élégante, une musique d'extra-terrestre familier. Bricoloïde et délurée, mais suffisamment soignée pour parler plus encore aux oreilles qu'aux pieds.

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Pochette Disque No Panic

» Tracklisting

  1. No panic
  2. DNA
  3. No Panic
  4. Consumer
  5. Dmitri

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