Howe Gelb

Confluence

( Thrill Jockey ) - 2001

» Chronique

le 06.10.2003 à 06:00 · par Eric F.

Comme tous les bons cow-boys, Howe Gelb finit toujours par se retrouver seul. Sauf que son but n'est pas de sauver des pauvres veuves et autres orphelins de tous poils, ni de combattre de "méchants" indiens. Et puis lui il ne s'en va pas sur un cheval, il préfère se promener dans sa vieille voiture que l'on peut voir sur la pochette. Pourquoi donc comparer Howe Gelb à un cow-boy alors ? Tout simplement parce que ce type est une force tranquille toujours capable de voguer au gré de ses envies, jamais prisonnier d'un seul groupe (The Band Of Blacky Ranchette, Giant Sand, OP8, les coups de mains à Lambchop et Calexico, etc...) ni d'une seule et unique idée. Comme toujours sur un album d'Howe Gelb il y a du bon et du "à jeter", mais cet album est tellement consistant qu'il faudra un sacré appétit pour le digérer d'une traite. Non pas que le bonhomme soit timide, mais ses charmes se dévoilent au fur et à mesure, il faut d'abord apprivoiser ce sympathique rustique. Tout sent bon le terroir folk U.S. ici, bref, tout ce qui fait qu'on peut encore aimer un tel pays. Et si le livret contient une photo d'Howe dans une pose similaire à celle de Neil Young dans le livret d' After The Gold Rush, il ne faut pas s'étonner car ces deux là on beaucoup en commun. Pas seulement une rage électrique intacte après toutes ces années (comme le prouve à merveille Slide Away) mais également une fascination pour les héros de la culture pop du pays de l'oncle Sam, Pontiac Slipstream recensant outre la légendaire voiture : Hey Joe, Jimi Hendrix, Jerry Springer, Marylin et Bill Monroe. Mais on sait bien que ce que ce bon vieil Howe préfère, ce sont les grands espaces et ses deux rancheros favoris, Joey Burns et John Convertino donnent un p'tit coup de main au patron pour nous faire plonger en plein canyon. On signe des deux demains au programme de Pedal Steel And She'll (quel titre !) : enregistrer un petit morceau tout pépère avachi dans son canapé, ajouter une discrète pedal steel et servir avec quelques bruitages incongrus. Une fois de plus, on voit à quel point le boss de Giant Sand sait être inventif : Vex (In Paris) est un enregsitrement md du tour bus de Calexico où les filles de Candie Prune improvisent un petit morceau. Ni une ni deux, à peine rentré à Tucson, Howe s'installe sur son canapé chéri, gratouille quelques instants, et hop ! voilà Vex (In Tucson) morceau à la spontanéité indéniable et pas dégueu pour une semi-impro. On pourrait également citer la version originale de Blue Marble Girl (dont la version live de Cover Magazine est tout de même supérieure, admettons le), tout comme cette reprise du classiquissime Can't Help Falling In LoveGrandaddy s'invite pour un final laissant libre cours aux solos de Jason Lyttle. On pourrait donc encore citer beaucoup d'autres des 17 titres de ce disque attachant, à l'image de son géniteur, mais autant ne pas ruiner tout le plaisir non plus...

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» Tracklisting

  1. 3 Sisters
  2. Saint Conformity
  3. Pontiac Slipstream
  4. Sputter
  5. Blue Marble Girl
  6. Source
  7. 2 Rivers
  8. Available Space
  9. Pedal Steel And She'll
  10. Cold
  11. Can't Help Falling In Love
  12. Hatch
  13. Shadow Of Where A River Was
  14. Vex (Paris)
  15. Vex (Tucson)
  16. Hard On Things
  17. Slide Away

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